Vendredi 6 juillet
| Le service d'auto-train de la Deutsche Bahn ayant cessé cette année sa liaison Avignon-Munich, qui était pourtant bien pratique pour se rendre en Autriche, nous sommes contraintes cette année de nous rendre au Tyrol en voiture. |
C'est ainsi que nous partons d'Aix-en-Provence
à 4h50, d'autant qu'il y a 1000 kilomètres à parcourir
pour nous rendre à Alpbach, le lieu de résidence que nous
avons choisi cette année, pour nos vacances.
Alpbach, un village qui garde le
véritable style tyrolien en y ajoutant tout le confort moderne.
Ce village, avec ses 2300 habitants,
se trouve à 1000 mètres d'altitude dans une petite vallée
latérale au sud de la Vallée Inntal. En raison de son emplacement
privilégié à l'extrémité de la vallée
Alpbach, son ambiance de village paisible n'est pas gâchée
par la circulation. L'uniformité du style d'architecture, les foisonnements
de fleurs sur les maisons de bois et le caractère harmonieux des
environs constituent les principales raisons du choix d'Alpbach comme "plus
beau village d'Autriche"par les téléspectateurs autrichiens,
durant l'été 1983. En août 1993, dans le cadre du concours
"entente florale", un jury international attribua à Alpbach le titre
de "plus beau village fleuri d'Europe".
Dans le décor d'une des plus
calmes vallées des Alpes du Tyrol, le bourg montagnard d'Alpbach
s'est spécialisé dans l'accueil d'universitaires, d'hommes
politiques, d'experts économiques et de créateurs réunis
chaque été en un "forum européen". Le site du village,
l'authenticité tyrolienne de ses chalets créent, ici, une
ambiance favorable à la sérénité de discussions
auxquelles prennent part assez souvent des hommes d'état et des
récipiendaires du prix Nobel.
Nous y arrivons vers 16 heures 15
et après notre installation à l'hôtel Post, nous sommes
pressées de découvrir ce charmant petit village dont nous
avons tant rêvé depuis le début de l'année (date
à laquelle nous avions réservé).
Notre première impression
est sans équivoque: Alpbach est tout à fait digne du titre
qui lui a été décerné en 1993, à savoir
celui du "plus beau village d'Autriche, plus beau village fleuri d'Europe".
Le temps est magnifique, la chaleur
au rendez-vous et je ne résiste pas, après une si longue
route, au plaisir d'un petit plongeon dans la piscine de l'hôtel.
Après notre premier souper,
copieux comme il se doit en Autriche (!), nous assistons à une animation
musicale organisée dans le cadre de la fête du village ("Dorffest"),
qui doit durer jusqu'à dimanche.
Fatiguées après une
si longue journée, nous nous couchons à 22h30, enchantées
par ce village idyllique et par le confort et le luxe de notre chambre
d'hôtel.
Après une courte sieste en
début d'après midi, nous assistons à 15 heures au
défilé des musiques autrichiennes en costumes, de l'Alpbachtal
(vallée d'Alpbach).
Malgré un orage en fin d'après
midi, la fête bat son plein après le dîner, et nous
allons écouter le concert donné sur la place du village par
les "Allgaüer Power", un groupe bavarois moderne, particulièrement
doué pour mettre de l'ambiance, il faut l'avouer.
Pleinement satisfaites de notre
première journée, nous allons nous coucher vers 23h00.
Dimanche 8 juillet
Le beau temps toujours de la partie,
même s'il fait un peu plus frais (nous ne nous en plaindrons pas!),
nous nous levons vers 6h30, pour débuter notre journée par
une petite promenade dans les alpages et la cueillette de framboises (opération
que nous renouvèlerons pratiquement tous les jours durant notre
séjour).
La chaleur s'intensifie et nous décidons d'aller à Innsbruck. C'est ainsi que nous faisons un passage, comme il se doit, devant le "Petit Toît d'Or", avant d'aller nous reposer un moment dans le "Hofgarten", le très grand jardin de la Hofburg.
Innsbruck, le trésor
des Alpes: Plus de 800 ans séparent l'ancienne construction du pont
enjambant l'Inn de l'actuel paysage de gratte-ciels de la capitale tyrolienne.
De leur temps déjà, les Habsbourg affectionnaient cette
ville au point d'en faire leur ville de résidence. Innsbruck est
fortement marquée par une histoire vivace à laquelle on associe
de grands noms tels que Maximilien 1er et l'Impératrice Marie-Thérèse.
A leurs yeux, Innsbruck était "la plus belle ville des pays germaniques".
De brillants artistes ont par ailleurs répondu à son appel.
Son riche patrimoine culturel à
quoi vient s'ajouter le renom d'Innsbruck en tant que double ville olympique
en font 365 jours sur 365 un pôle d'attraction international pour
les visiteurs et les vacanciers. Cette ville concilie - de façon
à la fois harmonieuse et palpitante - nature, culture, sports et
traditions et l'aura d'une ville universitaire et de congrès internationale.
La capitale du Land tire son nom
de sa rivière (littéralement "le pont sur l'Inn"), à
l'intersection des deux grandes voies de communication du Tyrol depuis
la nuit des temps (la vallée de l'Inn et l'axe nord-sud par le Brenner,
entre l'Allemagne et l'Italie). C'est avec plus de 100 000 habitants, l'une
des grandes cités alpines (avec Bolzano et Grenoble). Elle abrita
deux fois les jeux olympiques (en 1964 et 1976). Aujourd'hui, grand centre
de tourisme grâce à sa proximité des champs de neige,
mais également à son splendide centre-ville médiéval
est ses exceptionnels musées et églises.
Nous revenons sur Alpbach en fin
d'après midi en faisant un passage dans Rattenberg, où nous
nous promettons de revenir bientôt pour visiter.
L'après-midi se termine par
un bain dans la piscine de l'hôtel, avant de dîner.
Lundi 9 juillet
Toujours très matinales, car
bien décidées à profiter au maximum de nos journées,
nous nous levons à 6h30. Le rite des framboises et du petit déjeuner
effectué, nous faisons nos premières grosses dépenses,
à savoir l'achat de deux superbes vestes autrichiennes, de marque
"Geiger"et "Stapf".
Nous poursuivons par la visite à
pied de Rattenberg: la capitale du verre et du cristal. Là encore,
nous ne résistons pas et achetons divers souvenirs en cristal, avant
d'aller visiter le Musée Augustiner, dédié à
Sainte-Notburga, la Patronne du Tyrol.
Minuscule ville frontière
longuement disputée entre la Bavière et le Tyrol jusqu'en
1505, date à laquelle Maximilien d'Autriche annexa à ses
domaines la basse vallée de l'Inn jusqu'à Kufstein, Rattenberg
a tiré parti d'un étranglement de la plaine alluviale propice
au contrôle de la route et de la navigation sur le fleuve. Au XVIIème
siècle, après l'épuisement des mines d'argent qui
avaient fait sa richesse, Rattenberg ne renouvela pas son urbanisme. Comme
une ville qui se réveillerait après quatre siècles
de sommeil, elle se présente aujourd'hui dans la quasi-intégrité
de son architecture du temps de la Renaissance. La vieille ville, très
ramassée entre l'Inn et le Schlossberg, forme un triangle dont le
plus long côté, parallèle à la rivière,
atteint à peine 300m.
Entre autres spécialités
de l'artisanat tyrolien, Rattenberg fait commerce de verres taillés
et gravés exécutés dans ses ateliers et à Kramsach,
sur la rive opposée de l'Inn. Elle aime à se parer du titre
de "ville de la verrerie"(Glasstadt).
Revenues sur la terre ferme, nous
faisons une agréable promenade sur le bord du lac, ponctuée
par l'achat de souvenirs, et d'une petite baignade rafraîchissante
pour Lakmé.
Retour sur Alpbach par Wiesing,
Bad Mehrn et Inneralpbach, avant de dîner.
Notre journée s'achève
par une soirée diaporama sur Alpbach au Centre des Congrès.
Coucher à 22h30.
Mardi 10 juillet
Après le petit déjeuner,
notre journée débute par la visite du cimetière humoristique
de Kramsach, dans lequel sont regroupées des épitaphes humoristiques
ou satiriques, telles qu'elles ont été relevées dans
divers cimetières d'Autriche. Je ne maîtrise malheureusement
pas assez les nuances dialectiques pour comprendre cet humour (quelque
peu douteux, il faut bien le dire) et nous ne nous éternisons pas
ici, préférant plutôt faire la montée en télécabine
du Wiedersberghorn, au dessus d'Alpbach (1860m).
Parvenues au sommet, (d'ou la vue
sur la vallée, la montagne du Rofan, les Alpes de Zillertal et celles
de Kitzbühel est superbe), nous nous promenons dans les sentiers panoramiques,
sous un soleil toujours aussi radieux.
L'heure du déjeuner arrivée,
nous faisons une halte au Gasthof de la Mittelstation, pour y déguster
une authentique spécialité autrichienne, dont nous ignorions
l'existence jusqu'à présent, à savoir une "Germknödel
mit Butter und Mohn": une boulette fourrée à la confiture
de prunes et saupoudrée de graines de pavot.
Notre retour à Alpbach s'effectue
vers 17h30, pour récupérer Lakmé et aller nous promener
avec elle dans les alpages.
Le dîner toujours aussi copieux
nous incite ce soir encore, à faire une promenade digestive au dessus
du Centre des Congrès, avant de nous coucher à 21h30, après
une journée bien remplie!
Mercredi 11 juillet
La journée s'annonçant
sous les meilleurs auspices, nous choisissons d'aller dans la vallée
de Ziller (Zillertal), pour faire l'ascension d'une des routes les plus
hautes d'Autriche: la "Zillertaler Höhenstrasse".
Nous déjeunons au très
joli "Alpengasthaus Almstüberl Zellberg Buam", tenu par un des membres
du groupe de Volksmusik (très connu en Autriche) "Zellberg Buam".
Il s'agit d'un magnifique petit restaurant de montagne, situé à
1835m d'altitude, superbement décoré de meubles en bois et
de broderies au point de croix, dont le charme raffiné nous restera
gravé en mémoire, d'autant que le service est assuré
par les enfants de la maison.
La descente vers la vallée
s'effectue par Kaltenbach, en direction de Zell am Ziller.
L'après midi se termine par
la visite du bourg de Zell am Ziller, l'achat de porte-monnaies à
soufflets (destinés à l'arrivée prochaines des Euros),
et de bière de Zillertal à l'usine d'embouteillage (bière
que nous trouverons particulièrement bonne et dont nous ramènerons
quelques bouteilles en France!).
Retour à Alpbach vers 16h30.
L'après-midi se termine sous un orage.
Jeudi 12 juillet
La formalité des cartes postales
accomplie, nous commençons notre journée par un passage à
la Poste, et l'achat de semelles de remplacement pour les chaussures allemandes
de Maman, d'autocollants d'Alpbach, ainsi que de la cassette vidéo,
qui nous permettra de revoir, chez nous, Alpbach, comme si nous y étions.
Nous descendons ensuite sur Kramsach
pour visiter le musée de plein air des fermes tyroliennes, qui s'étale
sur près de 8 ha.
Nous déjeunons dans le Gastgarten
du Gasthof "Zum Gappen", sous la treille, bénéficiant toujours
d'une température très agréable.
Nous visitons ensuite le village
de Reith, avant de revenir à l'hôtel pour boire une bière
et faire une jolie promenade pédestre dans les chemins d'alpage
situés en contrebas de la piscine municipale.
La température estivale m'incite
à prendre un bain dans la piscine de l'hôtel, et je me promets
de revenir un autre jour, où il fera moins beau, à la piscine
municipale pour découvrir la sensation d'un toboggan aquatique et
celle de bains bouillonnants!
Après dîner, au retour
de notre promenade digestive autour des chalets fleuris d'Alpbach, nous
rencontrons un couple de français avec leur Westie "Must", qui fait
halte pour la nuit dans le village, et avec qui nous échangeons
nos impressions sur ce coin idyllique ainsi que sur nos fréquents
séjours respectifs en Autriche, que nous apprécions tous
pour sa qualité de vie, qui n'existe malheureusement plus en France.
Vendredi 13 juillet
Encore une belle journée qui
s'annonce et nous décidons de partir vers 9 heures pour aller visiter
St Johann in Tirol, une charmante petite localité tyrolienne, où
les façades peintes rivalisent avec la beauté des chalets
fleuris.
Située au point d'intersection
de plusieurs vallées, St Johann est une commune animée. La
vaste cuvette ensoleillée est entourée par le Wilde Kaiser
et par le Kitzbüheler Horn. Aujourd'hui encore, la place du marché
au milieu du village présente toute une série de belles maisons
baroques aux façades ornées de peintures, qui sont si typiques
de la région et qui n'en finissent pas de ravir les visiteurs.
Avec sa diversité de loisirs
et sa capacité d'hébergement, St Johann s'est révélée
être une commune appréciée qui attire chaque été
un large éventail de vacanciers, de celui qui vient pour se reposer
jusqu'à l'alpiniste, en passant par le marcheur. Au cours des dernières
années, St Johann a surtout montré qu'elle était une
commune montante pour les sports d'hiver .Certes,
l'après-ski mondain n'est pas si important qu'à Kitzbühel
distant de quelques 10 kilomètres, mais l'offre est identique.
Après la visite de St Johann,
et l'achat de souvenirs (planche en bois pour la présentation et
la dégustation de charcuterie), nous continuons sur Oberndorf in
Tirol, où nous déjeunons (Gasthaus Dorfwirt).
Vient ensuite le tour de Kitzbühel,
célèbre station de ski, renommée pour les championnats
de ski qui s'y déroulent régulièrement, et qui fait
partie des stations les plus huppées des Alpes.
Kitzbühel est l'une des
stations les plus brillantes et les plus anciennes des Alpes autrichiennes.
La vallée semble avoir attiré l'homme bien avant J.C., du
fait de la présence de mines de cuivre. Le village, bénéficiant
d'une situation privilégiée sur l'axe Venise-Munich, se développa
grâce au commerce. Il obtint son rang de marché en 1255 et
celui de ville en 1271. Jusqu'à la fin du XIXème, Kitzbühel
connut une vie paisible à l'écart des guerres. C'est alors
que ses habitants firent venir de Norvège une cargaison de skis
pour essayer ce sport sur les pentes du Kitzbüheler Horn. Il fallut
attendre 1931 pour que le versant opposé du Hahnenkamm soit à
son tour exploité. Le village allait connaître un développement
touristique considérable, attirant des vacanciers de toute l'Europe,
notamment d'Allemagne et de Grande-Bretagne. Il acquit une forte notoriété
à travers l'organisation, chaque année, de l'une des descentes
les plus fameuses et les plus difficiles de la Coupe du Monde de Ski Alpin
sur la piste de la Streif.
Malgré son essor, Kitzbühel
a pu maintenir son caractère de petite ville close, dont le site
primitif en terrasse limité par deux ruisseaux peut encore être
décelé malgré la croissance des faubourgs.
Ce week-end est l'occasion d'une
concentration de "Harley Davidson"à Kitzbühel, rendant les
rues de la ville quelque peu bruyantes mais sympathiques.
Le retour à Alpbach se fait
sous la pluie, vers 15h45. L'orage ne permettant plus momentanément,
de faire une promenade à pied, nous décidons de faire une
sieste, (bienvenue après une semaine de vacances bien remplie!)
avant de dîner et de nous coucher tôt car nous sommes assez
fatiguées.
Samedi 14 juillet
La route vers Krimml s'effectue par
Zell am Ziller, Gerlos, Gerlospa, en passant par le superbe lac de Gerlos.
La montée au site des chutes
s'effectue à pied, sur plusieurs kilomètres, dans la forêt,
et l'ascension étant particulièrement longue, nous n'irons
que jusqu'au milieu des chutes ("Mittlerer Wasserfall"). Le spectacle est
époustouflant et c'est à regret que nous nous ne montons
pas jusqu'au sommet, réalisant qu'il reste encore de nombreux kilomètres.
Nous déjeunons dans le parc
des chutes, à proximité de la chute intermédiaire,
au "Berghotel Schönangerl", où le serveur Wilhelm, réalisant
que nous sommes françaises, nous fera l'amabilité de nous
décrire le menu dans notre langue, avant qu'un coup de vent inattendu
et traître ne lui fasse disparaître un parasol dans la chute
d'eau!
Après cette bonne journée,
particulièrement réussie au niveau de la météo,
nous revenons à Alpbach en fin d'après-midi, juste assez
tôt pour prendre un bain dans la piscine de l'hôtel.
Dimanche 15 juillet
Toujours aussi matinales, nous débutons
notre journée par la cueillette des framboises, qui deviennent d'ailleurs
de plus en plus grosses et de plus en plus nombreuses.
Le petit déjeuner pris, nous
faisons une assez longue promenade à pied avec Lakmé dans
le sentier de ronde d'Alpbach, car (profitant d'un temps clair) nous devons
la laisser ensuite seule à la chambre, pour faire la montée
en télésiège du "Sonnwendjoch"qui doit nous mener
au Zireiner See.
La vue depuis le télésiège
est superbe, d'autant que l'on monte à près de 1700m d'altitude.
Parvenues au sommet, nous pensons pouvoir nous rendre à pied au
Zireiner See, mais il n'en est rien. Le lac est encore à plusieurs
kilomètres de marche, et malgré nos tentatives nous devons
bientôt renoncer, n'étant pas suffisamment équipées
pour l'escalade, et les indications et fléchages étant insuffisants.
Nous sommes très déçues car nous savions que le Zireiner
See faisait partie des plus beaux lacs glaciaires d'Autriche. L'expérience
sera peut-être à renouveler une autre année, avec un
équipement plus complet.
Nous reprenons donc le télésiège,
tout en admirant le paysage, avant de revenir sur Alpbach où nous
déjeunons de salades monumentales (!) à la terrasse du Gasthof
Post, notre hôtel.
Nous faisons ensuite une promenade
à pied sur les hauteurs d'Alpbach avant de monter, cette fois-ci
en téléphérique, au Wiederbergshorn.
Notre "Erlebniscard"venant à
expiration ce soir même, nous décidons de finir la journée
à la piscine municipale (Hallenbad), où la sensation du toboggan
aquatique dans une eau à 28°C me séduit littéralement,
de même que la fontaine massante et les bains bouillonnants.
Le dîner à l'hôtel
est ponctué de musique traditionnelle autrichienne, que nous jouent
deux musiciens du village. A la fin du repas, avertis par le patron de
l'hôtel que nous sommes françaises, ceux-ci jouent un air
français spécialement pour nous: "Domino".
Lundi 16 juillet
Une fois n'est pas coutume, la journée
commence sous la pluie. C'est ainsi que nous décidons d'aller faire
un peu de shopping à Wörgl, où nous remarquons d'ailleurs
le charme particulier d'une pharmacie, dont la façade est splendide.
Nous continuons ensuite notre promenade
sur Kufstein, célèbre pour sa forteresse. Nous y arrivons
vers midi, et comme tous les jours à la même heure, ce sont
les orgues de la ville qui sonnent la mi-journée. La sonorité
de ces orgues dans la ville est particulièrement étonnante,
d'autant qu'elle est inattendue.
Dernière ville autrichienne
de la vallée de l'Inn, Kufstein se masse au pied d'une bosse rocheuse
émergeant de la plaine alluviale et couronnée d'une forteresse
donnant, avec sa massive tour ronde, une idée des rapports peu amicaux
qu'entretenaient la Bavière et le Tyrol aux siècles passés.
Ville frontière, commandant
un axe de pénétration stratégique, Kufstein
sera souvent et âprement disputée au cours de l'Histoire entre
la Bavière et le Tyrol. On trouve la première mention d'une
forteresse à Kufstein en 1205. En 1393, le duc Etienne III de Basse-Bavière
accorde des privilèges municipaux à la bourgade qui est alors
élevée au rang de cité. L'Empereur Maximilien s'empare
de la ville en 1504 et la rattache définitivement au Tyrol. En 1703,
la cité est presque réduite en cendres par le commandant
de la place, soucieux de dégager son champ de tir face à
un nouvel encerclement des Bavarois. En 1809, Andreas Hofer, héros
du soulèvement tyrolien contre Napoléon, bataille ici contre
les coalisés franco-bavarois.
Aujourd'hui, Kufstein, avenante et
affairée, bénéficie de sa gare-frontière, et
de la proximité de la grande voie alpine qu'est l'autoroute Innsbruck-Munich.
Le voisinage du massif des Kaisergebirge, directement accessible par le
télésiège, favorise son animation touristique.
Nous achetons une jolie nappe autrichienne,
que nous avions souhaité ramener cette année, pour notre
nouvelle salle à manger. Enfin, nous déjeunons au Restaurant
Wienerwald, avant de revenir sur Alpbach en faisant une halte sur Rattenberg.
Mardi 17 juillet
Nous déjeunons à la
"Ratskeller", une jolie cave située dans la Marktstrasse, avant
d'aller dépenser nos derniers deutsche Marks pour l'achat d'un disque
de Jantje Smit, et visiter le quartier des thermes.
Le soleil revenu, notre retour sur
Alpbach se fait par Achenkirch (en bordure de l'Achensee), la jolie petite
église "Annakirchl", et Pertisau.
Mercredi 18 juillet
Après notre une petite promenade
autour d'Alpbach après le petit déjeuner, nous décidons,
le beau temps définitivement revenu, de visiter la vallée
de "Wildschönau".
Les villages de cette vallée
sont superbes: Niederau, Oberau, Mühltal, Thierbach, Auffach.
Nous faisons d'ailleurs une halte
dans le joli village d'Auffach, dans lequel se situe un artisan qui travaille
le bois et fabrique de très jolis objets, comme la corbeille à
pain que nous ramènerons en souvenir.
Comme à l'accoutumée,
nous prendrons notre déjeuner dans un endroit, qui bien que perdu
dans la campagne, nous séduira par la beauté et l'extrême
propreté de l'établissement: le Gasthof Bergland d'Oberau.
L'après midi se poursuit
par la visite d'Hopfgarten et de son église baroque. Lakmé
est photographiée, à sa grande stupeur d'ailleurs, dans la
charrette d'un villageois, qui l'aurait facilement adopté si nous
la lui avions laissée.
Retour sur Alpbach par Kitzbühel
et St Johann in Tirol sous une pluie battante.
Vendredi 20 juillet
Cette journée sera la plus
mauvaise de notre séjour, la pluie ne cessant pas de la journée.
Etant donné l'impossibilité
de nous promener en montagne, il ne nous restera plus que le shopping,
débuté par la visite du magasin d'usine "Giesswein"(confection
autrichienne de luxe) à Brixlegg.
Nous continuons ensuite par Hall
in Tirol, mais nous ne nous éternisons pas, car la pluie est malgré
tout trop intense.
Nous déjeunons à Ampass,
au Restaurant d'autoroute "Rosenberger", particulièrement inoubliable
par son cadre: un authentique chalet tyrolien, à la façade
peinte.
Nous tentons d'aller à Innsbruck,
espérant que la pluie cessera, ce qui ne fut pas le cas. Après
une brève sortie dans la Maria Theresien Strasse, nous renonçons
et revenons sur Alpbach, en nous trompant même d'échangeur
sur l'autoroute, nous obligeant ainsi à passer par Igls.
Quelque peu désorientées
par cette journée maussade, nous rentrons vers 16 heures à
l'hôtel pour faire une petite sieste, avant que le soleil ne daigne
se montrer en fin d'après midi, nous permettant ainsi de faire une
petite promenade dans le village avant de dîner.
Samedi 21 juillet
La journée commence une nouvelle
fois sous la pluie, mais fort heureusement, cela ne durera pas longtemps.
Nous allons une dernière
fois à Rattenberg, pour acheter les derniers cadeaux, mais cette
fois-ci la formalité sera rondement menée!
Le temps s'éclaircissant
de plus en plus, nous allons visiter Fügen, une jolie bourgade située
dans la vallée de Ziller.
L'heure du déjeuner arrivée,
et les prix des restaurants étant trop onéreux pour notre
bourse en baisse, nous rebroussons chemin sur Kramsach, pour déjeuner
de sandwiches, tout à fait corrects, au coin "Baguette"du supermarché
Impreis.
Le retour du soleil radieux aidant,
je décide de finir l'après-midi au bord de la piscine de
l'hôtel, regrettant de ne pouvoir me baigner, la température
de l'eau ayant sérieusement baissé, depuis ces dernier jours
Dimanche 22 juillet
Le beau temps complètement
revenu, nous débutons la journée par une promenade à
pied en direction de la station de téléphérique, au
milieu des chalets fleuris. C'est le jour du Tour d'Alpbach, et les nombreux
cyclistes déploient toute leur énergie à franchir
les côtes successives qui jalonnent leur parcours.
La fin de la matinée se passe
pour moi au bord de la piscine, sous un parasol, tandis que Maman préfère
regarder, à la télévision, la cérémonie
d'ouverture du Festival de Salzbourg, présidée par le Président
de la République d'Autriche : Thomas Klestil.
Après un nouveau pique-nique
sur notre balcon, nous préférons laisser passer la grosse
chaleur en faisant une sieste, avant de prendre la voiture pour descendre
sur Kramsach et faire le tour du Reintaler See à pied, une bien
agréable promenade pédestre en bordure du lac, jonché
de somptueux et nombreux nénuphars.
Nous terminons la journée
de nouveau au bord de la piscine, avant d'assister au "Dämmerschoppen"
(petit apéritif convivial ponctué de Volksmusik autrichienne),
organisé une fois par semaine, devant l'hôtel, avant le dîner.
Lundi 23 juillet
Nous sommes donc de retour à Alpbach vers 16h30, pour finir la journée au bord de la piscine avant le dîner.
Mardi 24 juillet
Le jour du départ approchant,
il est plus que jamais d'actualité de penser à l'achat des
derniers souvenirs, et c'est ainsi que nous partons pour Brixlegg, pour
y acheter deux nouvelles planches en bois individuelles destinées
à la dégustation, de ce que nous appelons en France, des
"assiettes anglaises".
Après une dernière
promenade autour du Reintaler See, nous déjeunons au coin "Baguette"de
Kramsach avant de revenir sur Alpbach, pour y passer l'après-midi
et profiter le plus possible de ce si joli village, que nous ne pourrons
plus jamais oublier, tant il est calme, coquet et tellement authentique!
C'est ainsi que nous faisons une
promenade dans le sentier balisé de la Forêt avant de faire
une petite sieste, de dîner, et de faire une nouvelle promenade digestive
au dessus de l'Office du Tourisme.
Mercredi 25 juillet
| La chaleur s'intensifiant, nous
décidons de faire un dernier circuit en voiture dans la région
de Hall in Tirol ("le circuit des belles églises"), en nous arrêtant
au préalable à Rum bei Innsbruck, au magasin Kika, pour y
acheter une nappe. (A noter que ce magasin nous sidère par son ampleur
et par le nombre d'articles qu'il propose sur 4 étages.)
Notre circuit débute donc par Gnadenwald, un village situé derrière Hall in Tirol, et dont l'église situé au milieu d'un champ est tout à fait charmante. L'heure du déjeuner approchant, nous déjeunons à "l'Augustiner Brau München" à Hall in Tirol, de véritables saucisses munichoises, ces fameuses saucisses blanches (toujours servies avec des bretzels) qu'il nous a été impossible de trouver cette année, durant notre séjour! |
Nous poursuivons, ensuite, notre
circuit par la visite de l'église de Mils, avant de faire halte
aux "Mondes de Cristal"de Wattens, où je réussis l'épreuve
du labyrinthe, situé dans le parc !
Vient ensuite la visite de l'église
de Pill, de Weer et de Vomp: toutes ces églises rivalisent de beauté,
et nous étonnent par leur faste, d'autant qu'il ne s'agit que d'églises
de villages!
Sur notre route, à Stans,
nous découvrons l'existence d'un nouveau magasin d'usine, celui
de la firme Geiger (celle qui a confectionné ma veste!): nous visitons,
mais plus question de dépenser, car nous sommes en fin de vacances
et l'argent a fondu comme neige au soleil
Nous tentons enfin de visiter l'Abbaye
Bénédictine de Fiecht, mais en vain car les visites ne sont
possibles qu'à partir de 4 personnes.
Notre visite du Château de
Tratzberg sur la Via Imperialis, tourne court, elle-aussi, car nous arrivons
trop tard (le Château ferme ses portes à 17 heures). Le petit
train ayant fini son service, nous montons à pied au Château
à travers la forêt, mais finalement pour rien, le Château
étant beaucoup plus beau à voir, de la route située
en contrebas.
Retour à Alpbach à
18h30 pour dîner.
Jeudi 26 juillet
Le retour étant prévu
pour demain, nous procédons aux dernières courses avant de
laver la voiture.
Nous visitons ensuite, à
Brixlegg, une suberbe fabrique de bougies artisanales qui sont tout
à fait originales et somptueuses.
Pique-nique dans la chambre avant
de commencer la pénible tâche des bagages, avant de faire
une dernière promenade dans la forêt.
Le moral descend, car nous sommes
tristes de devoir quitter un si bel endroit.
Heureusement, la journée
s'achève en musique avec un concert de la "Musikkapelle"d'Alpbach.
Nous n'aurons plus d'autre idée,
avant de nous endormir, que celle de formuler le voeu de revenir le plus
tôt possible, si Dieu le veut, en Autriche, et si possible dans ce
coin idyllique.
Vendredi 27 juillet
Nous quittons Alpbach vers 8h45,
après un petit déjeuner anticipé, en reprenant l'autoroute
du Brenner, et en traversant l'Italie, comme ce fut le cas trois semaines
plus tôt.
Il fait chaud, mais fort heureusement,
la climatisation dans la voiture rend le voyage plus facile.
Notre retour se fait sans souci
jusqu'à la frontière française, où nous sommes
malheureusement bloquées dans un embouteillage de 16 km, à
hauteur de St Laurent du Var, à cause de l'incendie d'un autocar.
Nous ne parvenons donc à
Aix-en-Provence, que peu avant 20 heures, bien fatiguées de cette
longue route, avec en plus la nostalgie de vacances passées si vite!
Mais quelles étaient donc belles!
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